Agnès

Agnès grandit à Strasbourg, à quelques kilomètres seulement de la frontière allemande. Adolescente, elle se découvre une arrière-grand-mère allemande et développe une affinité pour la langue, d´où son choix d´entamer des études d´allemand. En 1994, un stage de fin d´études au Conseil de l´Europe la mène pour la première fois en Saxe pour un séminaire sur les langues minoritaires à Bautzen. C´est ici qu´elle établit les contacts qui aboutiront à son premier poste de lectrice à l´université de Dresde.

Peu avant l´échéance de son contrat, elle fait la connaissance de son futur mari et décide de rester à Dresde. Bien que titulaire d´un diplôme français, elle se voit obligée pour rentrer dans le circuit allemand et acquérir une situation professionnelle stable de reprendre un cycle d´études quasicomplet. Huit années et trois enfants plus tard, elle est enfin titulaire du très convoité Staatsexamen, habilitée à enseigner le français - et l´allemand !

Aujourd’hui, elle enseigne le français dans un lycée professionnel de Dresde. Elle apprécie la vie culturelle dresdoise, mais ressent de temps en temps le besoin de faire un saut à Paris pour se ressourcer, par exemple à la Comédie Française.

 

La culture allemande – je suis née à Strasbourg – m´a toujours été très proche. En revanche, je ne savais pas que j´avais du sang allemand, je l´ai su très tard et ça m´a beaucoup choquée. Parce qu´à l´époque, à l´école on nous expliquait qu´il y avait les bon français et les méchants allemands. Tout à coup, j´étais aussi un peu méchante.

 

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