Agnès

Ahmed est né au Maroc et a passé son enfance en Corse; à 18 ans il «monte» à Paris pour suivre une formation de restaurateur-peintre d´art. C´est là, peu après la chute du mur, qu´il rencontre des étudiantes dresdoises venues découvrir la capitale.

En 1990, il effectue un premier voyage à Dresde ; en 1992, il décide de revenir, cette fois-ci pour tenter sa chance professionnellement. À Paris, en effet, sans piston et sans relations, les chances de travailler dans son métier sont quasi-nulles. Alors qu´il ne parle pas un mot d´allemand, il réussit à se faire embaucher sur différents différents chantiers de restauration de monuments historiques des environs de Dresde, comme celui du château de Meißen par exemple.

Au bout de quelques années, il décide cependant de changer son fusil d´épaule, fonde avec sa compagne, une petite agence de voyages proposant des voyages au Maroc et en Corse, ses deux contrées d´origine. Aujourd´hui, l´Evasion Tours emploie dix personnes, vend des voyages sur une vingtaine d´îles, en majorité francophones, et est sponsor du Vip-Lounge du Dynamo-Dresden.

 

Je me suis dit : tiens pourquoi pas... J´avais vu qu’il y avait plein de choses à restaurer, et puis à Paris, je n´avais pas beaucoup de chances. En France, il y avait toujours ce problème de piston. Quand je suis arrivé ici, c’était plus facile, car tout était en ruines et ce qui était bien, c’est qu’on pouvait participer.

C’était beaucoup plus intéressant ici, tout était en mouvement, et les gens s´intéressaient à toi, à ce que tu faisais, d´où tu venais.

 

> voir le témoignage
> portrait suivant