Agnès

Passé le baccalauréat, Antoine quitte son village natal près d´Angers pour entamer des études d’histoire de l’art à Paris. Celles-ci achevées, il travaille quelques temps dans le milieu de la culture avant de suivre sa compagne Ulrike, une dresdoise, à Bruxelles. C´est ici qu´influencé par un ami chaudronnier, il se remet en question et entreprend un apprentissage d´ébéniste.

Cinq ans plus tard, les études de photo de sa compagne terminées et son diplôme d´ébéniste en poche, il réalise un rêve de jeunesse nourri par les images de la chute du mur et des émissions de rock à la télé : vivre à Berlin. Dresde à ce moment lui apparaît trop provincial et peu attractif.

Mais une proposition de contrat pour Ulrike, justement dans cette ville, met un terme au rêve berlinois et fait tomber ses préjugés. Aujourd’hui il apprécie Dresde, en particulier pour l´esprit de partage de ses habitants qu’il retrouve dans son collectif d’ébénistes où tâches administratives et commandes peuvent être réparties, ainsi que pour ses nombreuses initiatives de quartier et ses structures éducatives. Dans les jardins d’enfants, il estime tout particulièrement le temps qu’on accorde à l’enfant. Cela lui semble être un bon départ dans la vie.

 

Mon plus fort souvenir de l Allemagne, c´était mon père assis pendant deux jours devant la télé quand il y a eu la chute du mur. Le deuxième souvenir, c était la musique que j écoutais à l époque où il était régulièrement question de Berlin, Noir Désir par exemple… En plus, je venais d un village, donc je n avais qu une envie c´était de partir.

Dans la tête des allemands, on fait plutôt partie des bons étrangers.

 

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